De cendres et d’écarlate : le recueil d’Hélène Duc met les femmes à l’honneur !

Sorti chez les éditions Unicité l’année dernière, le recueil De cendres et d’écarlate d’Hélène Duc met les femmes à l’honneur dans des nouvelles fantastiques. Une auteure que j’apprécie particulièrement et que j’ai pu rencontré grâce au recueil Une Goutte de Trop paru chez Entrou’Vert. Hélène est une passionnée. Elle écrit de la poésie, du haïku, des nouvelles et a même sorti un roman, La Geste de Foudrenacre, chez RroyzZ éditions.

de-cendres-et-decarlate-helene-ducQuatrième de couverture : Regroupées autour d’une thématique commune, les figures de la femme dans la littérature fantastique, ces six longues nouvelles, nourries par les univers de Théophile Gautier, Edgar Allan Poe et Stephen King, vous proposent de partir à la rencontre de personnages féminins issus du folklore fantasmagorique européen, entre romantisme gothique et érotisme contemporain.

Tour à tour, troublantes victimes ou bourreaux voluptueux, les six femmes que vous allez découvrir sous la plume élégante et sensuelle de l’auteure, qu’elles soient sorcière, démone, vampire, ou bien encore métamorphe, vous fascinerons autant qu’elles vous inquiéteront.

Mon avis : De cendres et d’écarlate est un recueil qui regroupe des nouvelles totalement différentes les unes des autres. Le seul point commun réside dans le fait que le personnage principal reste une femme. Même lorsque celle-ci n’est pas narratrice, elle a toujours la place la plus importante, elle est au centre de l’attention.

Loin de nous livrer des récits fleur bleue, Hélène Duc place la femme dans des nouvelles fantastiques, horrifiques, certaines flirtant même avec la science-fiction. De cendres et d’écarlate est un recueil intéressant et on a l’impression que, au fil des pages, les nouvelles deviennent de plus en plus prenantes.

La première, L’Âtre, est malheureusement celle que j’ai le moins appréciée. L’histoire en elle-même est vraiment géniale mais le style d’écriture m’a un peu perturbée. Ce sera d’ailleurs la seule à avoir cette écriture particulière, l’auteure voulant certainement donné un côté un peu plus « d’époque » à son récit. On y découvre un jeune homme qui va faire une rencontre bouleversante dans sa chambre. Je ne dévoilerai évidemment pas trop les histoires pour ne pas vous spoiler mais celle-ci, bien qu’étant celle que j’ai le moins aimé, a été très intéressante. J’ai apprécié cette femme aussi sexy que dangereuse qui ne rêve que d’une chose : la liberté.

La deuxième nouvelle, Jouer avec le feu, m’a laissée sans voix. Je ne m’attendais absolument pas à ce dénouement et j’ai beaucoup rigolé ! Ici, c’est bien une femme qui est narratrice. Elle tente de se reconstruire après avoir été violée en rentrant chez elle. Son amie va essayer de lui redonner le goût de vivre et elle va bien réussir son coup ! Une nouvelle surprenante et bien écrite, qui a le mérite de nous laisser sur le cul (désolée pour l’expression !).

Miss Saphira, la nouvelle suivante, est celle que j’ai préféré. Le narrateur est un homme qui voyage à bord de l’Orient Express en 1887. Il écrit à son ami pour lui raconter la rencontre aussi charmante que bizarre d’une femme voisine de sa cabine. Au fil des lettres, son désespoir est manifeste… Une nouvelle très bien travaillée avec des personnages intrigants. J’ai vraiment adoré l’histoire de la demoiselle et elle m’a laissée avec une envie de plus ! Hélène Duc tient assurément la base d’un roman avec Miss Saphira. Une nouvelle véritablement entraînante !

Sa langue au chat est une nouvelle sensuelle entre désir, addiction et déchirement. Le narrateur est totalement captivé par une femme et il ne sait pas comment se refuser à elle. Un récit troublant qui va se terminer d’une bien étrange (et dégueulasse il faut le dire) manière mais l’idée est originale et très bien trouvée !

Diligence vers l’Ailleurs est un texte plutôt étrange. Il se passe dans le Far West au temps de Jessie James et allie le passé au futur. Le début est peut-être un peu lent mais rapidement l’action arrive et les surprises s’enchaînent jusqu’à la dernière ligne. Un récit plutôt drôle et sympathique à lire.

La dernière nouvelle s’intitule Renaissance et est peut-être la plus flippante. Une héroïne avec une envie de suicide, une opportunité qui va tout changer, un monstre en liberté. Cette histoire se lit très vite car on est vraiment intéressé par l’intrigue. On veut savoir ce qu’il s’est passé dans la vie de cette femme et la fin, bien que finalement prévisible, est bien amenée. J’ai beaucoup apprécié.

De cendres et d’écarlate est un bon recueil. Malgré une première nouvelle dont la style m’a dérangé, les textes dans leur globalité sont bien écrits et les histoires sont intéressantes. Si je devais établir un top 3, je dirais que ma préférée est Miss Saphira, suivi de Renaissance et enfin de Sa langue au chat. Hélène Duc n’hésite pas à mélanger les genres, liant l’amour à l’horreur avec brio. Elle prouve qu’elle a de l’imagination à revendre et qu’elle est capable de s’adapter aux époques comme au genre de ses textes. De Cendres et d’écarlate est à conseiller à tous les fans de fantastique qui veulent passer un bon moment !

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