Livre pour l’été : Ce qui nous lie de Samantha Bailly

Publié initialement chez Milady en avril 2013, le roman Ce qui nous lie de Samantha Bailly passe sous le label Hauteville. Un livre qui mélange les genres : romance, feel-good et imaginaire.

Résumé : Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler… et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.
Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.

Mon avis : Ce qui nous lie m’a intrigué grâce à son résumé très prometteur. Une jeune femme, Alice, va un jour se découvrir un pouvoir surprenant, celui de pouvoir voir les liens qui unissent les gens. Ceux-ci lui apparaissent comme des fils plus ou moins gros, plus ou moins lumineux, en fonction des attaches.

Si au départ elle s’en sert pour venger les femmes trompées – elle-même ayant subi de nombreux désastres amoureux, elle finit par avoir envie d’autre chose… une vie normale ! La voilà qui entame un nouveau job dans un cabinet de recrutement, où elle va tomber sur la seule personne dont elle ne voit aucun fil. Étrange ? Assurément… Son supérieur serait-il un psychopathe ou tout simplement une énigme pour son don ?

Ce qui nous lie parle véritablement des liens qui existent entre les personnes et on peut voir, avec Alice, ces liens s’étioler avec la distance et le temps, voire même se détruire suite à une rupture ou même un décès. Les émotions sont présentes au fil des pages, de même que le suspense. Qu’arrive-t-il à Alice ? Et pourquoi n’arrive-t-elle pas à voir les liens de Raphaël ? Samantha Bailly va nous donner de possibles réponses et c’est intéressant ! Magie ou science ? Faites votre choix.

Un roman feel-good qui parle de la vie en générale, des doutes, des espoirs, des amours, du deuil, de l’amitié, de la solitude… Au fond, nous sommes tous pareils et nous ne recherchons qu’une seule chose : le bonheur.

J’ai apprécié ce côté humain, mais j’ai préféré la partie magique ! J’imaginais les fils se tendre, partir à la rencontre d’autres personnes, comme des tentacules qui chercheraient désespérément un point d’attache. Il y a également une autre sorte de magie, que je ne peux pas vous spoiler, mais qui apporte un énorme plus au livre.

J’ai été un tout petit peu gênée, par contre, par la « temporalité » du roman. Certains chapitres se passent dans le passé, d’autres dans le présent, et d’autres encore dans le futur. On va en avant, en arrière, etc et finalement c’est un peu déstabilisant. Cela m’a fait perdre le fil parfois, un comble ! 🙂  Heureusement, l’écriture et l’intrigue sont vraiment bonnes, ce qui nous permet de passer un très bon moment !

En bref, Ce qui nous lie est un livre parfait pour l’été, que vous le passiez sur la plage, dans votre jardin ou même votre canapé.

Anges d’Apocalypse de Stéphane Soutoul : j’adore !

Le tourment des aurores, premier tome de la saga Anges d’apocalypse de Stéphane Soutoul, est sorti il y a quelques années chez Rebelle éditions. Une petite pépite d’urban-fantasy originale, maîtrisée et pleine d’action !

Résumé : Deux corps pour une seule âme. Impossible selon vous ? C’est pourtant le fardeau que j’endure suite à la malédiction lancée par un sorcier. Tout ça parce que j’ai eu le cran de refuser ses avances. Pour la peine, je l’ai tué, mais en attendant quelle plaie ! La nuit, je suis Famine, l’un des quatre cavaliers de l’apocalypse, et ex-meurtrière qui s’est reconvertie dans la profession de garde du corps. Et lorsque vient le jour, je me trouve coincée avec l’identité de Samantha, une lycéenne des plus ordinaires. Comme si je n’avais pas déjà suffisamment d’ennuis avec deux vies à mener de front, la Cour des sorciers de Toronto vient de me confier la protection de son lord. Il faut dire que certains de ses dissidents se sont mis en tête de le supprimer. Cette fois-ci, je n’ai pas le droit à l’erreur, même si mon côté humain a choisi le mauvais moment pour s’enticher d’un étrange garçon, le genre craquant, mais véritable nid à problèmes… Je vous le dis : pas facile de gérer deux existences à la fois !

Découvrez mon avis complet sur le site Les Petits Livres ici !

Extrait de ma chronique : Le tourment des aurores est un premier tome captivant. L’univers créé par Stéphane Soutoul est magistrale, j’ai adoré son idée de cavalières de l’apocalypse. Comme d’habitude avec cet auteur, les rebondissements s’enchaînent, les intrigues se multiplient et on finit par dévorer le livre en une journée.

Les cavalières ne sont ni bonnes ni mauvaises au fond, et leurs réactions font réelles (pour un livre Imaginaire !). Les personnages sont parfaitement créés. On a envie d’en savoir plus sur certains, d’en voir mourir rapidement, et d’en sauver d’autres. C’est signe que l’écriture et le scénario sont bons, alors n’hésitez pas à vous lancer dans ce superbe premier volet des Anges d’apocalypse, vous allez adorer.

La vérité au bout des lèvres : Témoignages de femmes ayant subi des violences gynécologiques

La vérité au bout des lèvres est sorti chez les éditions Kiwi en avril 2020. Ecrit par Marine Gabriel et illustré par Guenièvre Suryous, ce livre choc vous fera monter les larmes aux yeux.

Résumé : « Il se met à me recoudre à vif... », « Arrêter de crier, ça ne fait pas si mal ! », « Fermez votre gueule et poussez ! », « Votre bébé est mort à cause de vous, alors écartez les cuisses et fermez-la » « Nouveau coup de ciseaux dans le vagin… je hurle… »

Autant de témoignages choquants… Marine en reçoit tous les jours. Après avoir elle-même expérimenté des violences obstétricales et gynécologiques, elle découvre à travers son compte Instagram dédié que ces pratiques sont malheureusement beaucoup plus courantes qu’on ne peut le penser, en France, au XXIe siècle. Dans cet ouvrage nécessaire, elle dénonce ces pratiques pour éveiller les consciences, sensibiliser le corps médical et soutenir les victimes ; ce ne sont pas des cas isolés et cette situation grave est intolérable. Libérer la parole sur les VOG, un sujet si peu abordé et traité, c’est redonner du pouvoir aux femmes qui se sentent violées et impuissantes. Ces faits particulièrement graves, aux conséquences physiques et psychologiques désastreuses (dépression, mutilations, incontinence à vie, etc.) doivent être mis en lumière pour que les générations futures n’aient jamais plus à endurer cette sombre réalité.

Mon avis : J’ai sélectionné ce livre lors de la Masse Critique Babelio non fiction car il me semblait important de découvrir les témoignages de ces femmes (et parfois hommes) qui ont subi des violences par le personnel médical.

La vérité au bout des lèvres est un livre choc, rempli d’expériences malaisantes. Malgré le nombre de pages peu élevé, j’ai donc eu du mal à le lire. Beaucoup de témoignages catastrophiques, d’actes incompréhensibles, voire même absolument ignobles. Certains médecins ont-ils totalement perdu leur humanité ? Comment réduire un être humain à un corps sans âme, sans émotions…  C’est pourtant ce que vous allez découvrir en lisant le livre de Marine Gabriel, auteur du compte Instagram @balancetonuterus où elle met en avant les VOG (Violences Obstétricales et Gynécologiques) afin de mieux les combattre et surtout instruire les femmes (mais aussi les hommes) sur leurs droits.

Il est vrai que, face à une blouse blanche, quelle qu’elle soit, on a tendance à se taire, à accepter des choses qu’on penserait pourtant impensables. Après tout, ne savent-elles pas mieux que nous ce qui doit être fait ? Mais quand votre terreur et votre douleur sont trop fortes, pourquoi continuer à se taire, à subir ?

La vérité au bout des lèvres commence mal. Dans les premières pages, nous découvrons le témoignage de Marine Gabriel sur son accouchement. Une dizaine de pages absolument monstrueuses, qui vous donnerons envie de croiser les jambes ! Je sais qu’il peut y avoir des complications, que les médecins peuvent être parfois sans tact, mais là on atteint le summum de l’horreur.

Les autres témoignages ne sont pas non plus tendres, mais en même temps ce livre parle des VOG donc il était évident que rien ne serait épargné. A la fin, l’auteure interview une sage-femme et une gynécologue sur leur métier et les violences, ce qu’elles font pour lutter contre elles. Une partie peut-être censé vous apaiser après les sueurs froides que vous avez eues.

La vérité au bout des lèvres est un livre nécessaire car nous devons savoir qu’aucun membre du corps médical n’a le droit de nous faire quoi que ce soit sans notre autorisation (à part s’il en va bien sûr de notre survie et que ni nous ni quelqu’un de notre entourage n’est en mesure de donner un consentement).

La vérité au bout des lèvres est un livre à ne pas mettre entre toutes les mains, car je pense que certaines personnes ne prendront en compte que les pages anti-médecins et occulteront toutes les pages pro. Evidemment, il n’est pas dans l’intention de l’auteur de démonter tout le monde et il faut en être conscient ! Comme partout, il y a des bonnes personnes et des mauvaises. Heureusement, la majorité reste tout de même humaine et parfois même de bons conseils !

Pour conclure… Vous souhaitez devenir maman ? J’hésite sincèrement à vous conseiller de lire ce livre, cela pourrait vous casser toute envie. Il est néanmoins important car éducatif, voire même libérateur pour certain(e)s. Son but est de sensibiliser patients et professionnels. Les VOG sont tabous, mais en viendrons-nous à bout ? Peut-être… si tout le monde ose prendre la parole.

Le fléau des Locustes, suite de la sublime saga de Rebecca Roanhorse

Le fléau des Locustes est le second tome de la saga de Fantasy Le sixième monde de Rebecca Roanhorse. Sorti le 08 juillet dernier chez les éditions Milady, ce roman est un concentré d’action !

Résumé : Un mois s’est écoulé depuis le sanglant affrontement de Black Mesa, où Maggie a perdu son seul ami. Puis lui parvient une sinistre nouvelle : Kai a été recruté par une mystérieuse secte dirigée par un personnage sorti tout droit des légendes navajos. Maggie se lance sur sa piste, convaincue qu’il a besoin de son aide. Sa quête l’emmène au-delà des Murs de Dinétah, au cœur d’un monde ravagé par les Grandes Eaux. Accompagnée d’une poignée disparate d’alliés, Maggie devra affronter des trafiquants d’organes, des dieux navajos et la Locuste blanche en personne. La confiance toute neuve qu’éprouve Maggie envers ses amis sera mise à rude épreuve, et tous ne survivront pas à cette aventure…

Retrouvez mon avis complet sur Les Petits Livres ici !

Extrait de ma chronique : « Le fléau des Locustes est un tome absolument captivant. L’action est au rendez-vous, les rebondissements s’enchaînent, ne laissant pas au lecteur le temps de souffler. Les créatures sont terrifiantes, mais les humains aussi !

Notre héroïne change psychologiquement du tome 1 au tome 2, on voit une belle avancée et c’est très intéressant. Il y aura du sang, des meurtres, des kidnappings, des pouvoirs surnaturels, des alliances, mais aussi des trahisons. Rien ne nous sera épargné.

Le sixième monde est une série magistrale que tous les fans de fantasy doivent avoir dans leur bibliothèque. Le monde de Rebecca Ranhorse est magnifiquement créé, les personnages sont attachants, l’action toujours au rendez-vous et les scènes de batailles sont absolument grandioses. Une petite pépite qui sort des sentiers battus et qui vous fera passer un très bon moment. »

The Loop, la dystopie de Ben Oliver

Sorti le 28 mai dernier chez les éditions de La Martinière Jeunesse, The Loop est le premier tome d’une série dystopique addictive signée Ben Oliver. Le résumé alléchant et la couverture énigmatique donne le ton de cette histoire originale.

Résumé : Depuis que le monde est gouverné par une intelligence artificielle nommée Happy, les guerres ont disparu de la surface de la Terre.
Mais dans le Loop, la prison ultramoderne du District 86, les adolescents criminels sont soumis à une routine écrasante. Chaque jour, à l’heure de la Récolte, ils sont vidés de leur énergie afin d’alimenter le bâtiment en électricité. Et tous les six mois, lors des Reports, ils doivent faire un choix : servir de cobayes lors d’expériences scientifiques ou… mourir.
Jusqu’ici, Luka, Kina et Malachai ont eu de la chance : ils ont réchappé aux traitements expérimentaux qu’on leur a fait subir.
Cependant, les anomalies de fonctionnement du Loop se multiplient et on leur annonce un Report exceptionnel. Cette fois, leurs chances de survie seront minces… Très minces !
Alors Luka et ses amis décident de fuir. Mais qu’est donc devenu le monde qu’ils connaissaient ? Happy a-t-elle perdu le contrôle ? S’ils veulent retrouver leurs familles et sauver ce qui peut encore l’être, ils devront d’abord survivre au chaos qui semble avoir tout englouti…

Le premier tome d’une dystopie hallucinante et survitaminée, à la croisée de Prison Break, The Walking Dead et Hunger Games.

 

Mon avis : The Loop est un premier tome très réussit. Ben Oliver arrive à nous intéresser dès les premières pages grâce à une intrigue bien construite, des personnages attachants et un scénario original.

The Loop se passe dans un futur proche où la technologie a pris une place très importante dans le monde. Certaines personnes – les plus riches – sont modifiés artificiellement et deviennent ainsi plus « performantes ». Les plus pauvres restent des humains normaux et vivent dans des conditions abominables. Les crimes sont sévèrement sanctionnées par Happy, une intelligence artificielle, qui envoie les condamnés dans Le Loop, une prison presque totalement gérée par des machines.

Luka Kane est enfermé dans Le Loop. Pour éviter la peine de mort, il est obligé d’accepter de servir de cobaye pour des expériences plus ou moins dangereuses, qui lui permettent de gagner du temps avant la sentence finale. Cependant certains ne survivent pas aux greffes et autres tests… Pour l’instant, Luka a eu de la chance, mais cela risque fort de changer.

Dans The Loop, les détenus restent toujours seuls et ne rencontrent personne, à l’exception d’une modif’ (humaine modifiée) qui leur sert de gardienne. Ils la voient tous les jours pendant quelques minutes à l’heure du déjeuner, une idée de Happy pour montrer un minimum de compassion envers les humains. Ce que l’intelligence artificielle ne sait pas, c’est que Happy a créé un groupe : toutes les semaines, dans la nuit du mercredi au jeudi, lors d’une brèche dans le système informatique, la modif’ libère quelques détenus de confiance, dont Luka, pour qu’ils puissent parler, jouer etc.

Quand Luka et les autres réalisent qu’il y a des beugs dans Le Loop et que leur vie est encore plus en danger, ils mettent au point un plan pour s’échapper. Bien sûr, cela n’est pas possible… normalement. Sauf qu’ils vont avoir une opportunité inespérée qui leur permettra d’atteindre la ville. Super ? Eh bien non… Les rares personnes conscientes qu’ils croisent sont devenues des psychopathes qui affichent un sourire terrifiant en toutes circonstances. Les évadés vont-ils survivre à ce nouveau monde ? Rien n’est moins sûr…

Ben Oliver (Twitter)

The Loop est une histoire terriblement prenante. Le narrateur, Luka, est très attachant. Les scènes s’enchaînent, les rebondissements tombent à point nommé, rien n’est attendu. Un premier tome immersif qui nous tient en haleine du début à la fin ! J’ai beaucoup aimé le monde créé par Ben Oliver, d’autant plus que tout pourrait être vrai. A mi-chemin entre Hunger Games et Les âmes vagabondes, The Loop est une série dystopique sur laquelle il va falloir compter !

La fin se termine en cliffhanger, on est chamboulé par les péripéties de notre non-héros et on espère qu’il s’en sortira, ou pas d’ailleurs… Les machinations sont terrifiantes, les tortures bien trouvées. Ben Oliver réussit à écrire une série originale, que l’on verrait très bien adaptée en film. L’univers est riche, les personnages travaillées et le monde créé impressionnant. The Loop Tome 1 est vraiment un bon premier tome et j’espère que la suite sera à la hauteur.

Black Sea : les tritons ne sont pas vraiment mignons…

Abysses est le premier tome de la saga Black Sea de L.S. Down. Sortie en mars chez Evidence Editions, cette romance paranormale est aussi addictive que surprenante !

Résumé : Partie en croisière avec sa petite-amie et des proches, loin du stress de la ville et des études, Aesma ne se doutait pas que leurs vacances sur les mers allaient virer au cauchemar. Attaquée et enlevée une nuit par quelque chose d’inconnu, elle se réveillera changée dans un monde qui n’est pas le sien. Un monde où les hommes ont tous les pouvoirs et où les femmes n’ont aucune pitié entre elles. Jetée au milieu d’un harem, elle devra subir les sautes d’humeur du colérique et possessif Dagon, qui fera tout pour la voir ramper à ses pieds, ainsi que la colère et la jalousie des autres femmes composant le harem de son bourreau. Son seul réconfort se trouvant être celui d’une autre femme répondant au nom de Cadence.
Pourtant, ce qui semblait n’être un simple cauchemar éveillé au début va rapidement révéler d’autres secrets qui vont changer la vision de Aesma sur le monde qui l’entoure et surtout sur sa propre existence. Violentée et réduite au rang de vulgaire objet, Aesma devra user de tous ses atouts pour espérer s’en sortir indemne.

Mon avis : Attirée par le résumé, c’est avec plaisir que je me suis lancée dans la lecture d’Abysses. Il faut dire que la phrase présente sur la sublime couverture donne le ton : « Tu peux crier, mais dans les abysses, seul ton écho te répondra ».

Black Sea commence sur les chapeaux de roues ! En deux pages, voilà que notre héroïne se retrouve kidnappée par des monstres marins et forcée à muter en sirène. Cela ne pourrait pas être pire ? En fait… si. Elle va être offerte à un triton comme poule pondeuse, et c’est le pince lui-même qui va jeter son dévolu sur elle. Aesma va alors lutter pour sa vie et essaiera de trouver un moyen de retourner à la surface.

Attention, Black Sea, ce n’est pas une simple romance paranormale, on y parle de tortures, de viols, de décapitations, de complots et bien d’autres encore. Les actions s’enchaînent, ne laissant aucun répit au lecteur, tout comme aux personnages. On a peur pour Aesma, on se révolte, mais on est aussi fière d’elle et de son courage. Voilà une héroïne qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui en subira les conséquences. Oui, on est loin de l’héroïne badass qui arrive à s’en sortir sans trop de bobos. Aesma, elle, va (excusez-moi l’expression) prendre cher !

Si Aesma est captivante, les personnages secondaires sont tout aussi importants et bien travaillés. On ne sait pas vraiment à qui se fier dans Black Sea. Le harem du prince, composé d’anciennes humaines transformées, est un vrai nid de vipères, et les « sang pur » sont de vraies garces. Il ne fait assurément pas bon vivre dans les Abysses…

L’intrigue change de cap au fur et à mesure, nous envoûtant tout comme le chant de ses sirènes. C’est fluide, c’est frais, c’est original, mais c’est aussi dur, amer, dérangeant. Je n’ai jamais lu un mélange pareil ! J’ai adoré. L’histoire est palpitante, la plume immersive, et le final intrigant. Tous les lecteurs de Black Sea vous le diront, les questions sans réponses vous maintiennent en haleine et on ne veut qu’une chose : la suite, vite !!!

***

Envie de découvrir Black Sea ? Rendez-vous dans la boutique Evidence ici !
En ce moment, les frais de port sont à 0.01€ et vous bénéficiez de -10% si vous utilisez mon code DIDICONSEILS 😉

Offrande de feu : dernier tome de La geste des Exilés

Voilà un petit moment (quelques années tout de même !) que je devais faire cette chronique. Pourquoi avoir attendu ? Tout simplement parce que La geste des Exilés est une saga coup de cœur que je ne voulais pas quitter…
Après m’être mis un coup de pied aux fesses, voici enfin mon avis sur ce dernier volet de la superbe Bettina Nordet.

Résumé : Je crois que si un concours de Miss « Poissarde » existait, j’en serais sacrée reine. Ce voyage au Cénacle aurait dû être simple : rejoindre mon amant volage, lui demander comment me débarrasser de son petit cadeau d’adieu et le laisser filer le parfait amour avec sa morue. Mais les complications me sont bien plus fidèles que ma dernière conquête.
Contrainte de me lancer dans la quête périlleuse d’une relique légendaire pour sauver l’un de mes compagnons, je n’imaginais pas que nos vies entières s’en trouveraient totalement bouleversées.
Tels des dominos basculant les uns sur les autres, les évènements inattendus provoquent des réactions en chaîne. Entre les anciens ennemis qui ressurgissent, l’émergence de nouveaux – encore pires –, l’ampleur inquiétante que prennent mes pouvoirs et des déchirements sentimentaux qui se succèdent, tout me file entre les doigts.
Et cette foutue prophétie qui semble au cœur de tout. Bien sûr, elle se devait de me réserver la plus grosse surprise. Question de karma…

Retrouvez mon avis complet sur Les Petits Livres ici !

Extrait de ma chronique : Offrande de feu ne vous laissera aucun répit. Des sentiments, de l’action, des rebondissements, de la magie, des personnages géniaux et un suspense de plus en plus fort, voilà ce à quoi vous devrez vous attendre ! Je ne pensais pas que Bettina Nordet réussirait à terminer La geste des Exilés aussi bien, c’est pourquoi j’avais repoussé ma lecture, mais je m’étais fourvoyée. L’auteure m’a prouvé une fois de plus son génie : ce dernier tome est de loin le meilleur !

La conclusion de Offrande de feu est, quant à elle, totalement inimaginable, magistrale. J’ai tourné les pages de plus en plus vite, j’ai halluciné devant les pièges et machinations des personnages, je suis passée de sentiment en sentiment, tout en gardant le regard rivé sur le papier. Je n’ai relevé la tête qu’à la toute fin, la bouche grande ouverte, choquée, et le seul mot qui a fini par sortir a été « incroyable ! ». Oui, La geste des Exilés est une vraie saga coup de cœur. Merci aux éditions de Chat Noir pour avoir trouvé une pépite pareille, et merci Bettina Nordet pour ces livres qui resteront dans ma bibliothèque à jamais.

Le temple des derniers jours : déception

Le temple des derniers jours est un thriller surnaturel écrit par Adam Nevill et sorti en octobre dernier au format poche chez Bragelonne. Une histoire au fort potentiel, mais qui m’aura pourtant déçue.

Résumé : Quand Kyle Freeman, réalisateur indépendant, est chargé de réaliser un documentaire sur une secte oubliée, il y voit un moyen de rembourser ses dettes. Le Temple des Derniers Jours, basé dans le désert d’Arizona et dirigé par un gourou à la réputation sulfureuse, a connu une fin sanglante. Pourtant, les rumeurs vont encore bon train sur les pratiques déviantes et les expériences paranormales du groupe. Bientôt, une série de phénomènes inexpliqués s’abat sur la production. Visites nocturnes troublantes, disparitions soudaines et découvertes d’atroces artefacts, le tournage vire au cauchemar…

Découvrez mon avis complet sur Les Petits Livres ici !

Extrait de ma chronique : Une plume non immersive, des descriptions à rallonge, aucun sentiment de frayeur ou même de suspense, voilà comment passer à côté d’un livre. Si les avis sur ce roman sont presque tous dithyrambiques, je suis déçue de ne pas avoir été conquise. Le style m’a paru lourd et je n’ai vraiment pas réussi à entrer dans l’histoire, à avoir peur pour les personnages… Ce livre étant classé en « terreur » par l’éditeur, je m’attendais sûrement à beaucoup plus ! Il n’en reste pas moins que l’histoire est intéressante et que, si elle avait été racontée autrement, elle m’aurait assurément séduite.

Adeptes de mystères et d’histoires expliquées avec de maintes descriptions, Le temple des derniers jours est fait pour vous ! Pour ma part, bien que l’idée m’ait vraiment plu, il m’aura manqué du suspense et des scènes plus vivantes, plus prenantes. Les descriptions aussi longues que lourdes seront venues à bout de la lectrice que je suis.

La vie à portée de main : rdv à la ferme !

La vie à portée de main est un roman feel-good écrit par Katherine Center et sorti chez les éditions Milady. Un livre intéressant qui vous fait assurément passer un très bon moment !

Résumé : Depuis la mort de son mari, Libby vit chez sa mère, une femme autoritaire qui passe son temps à critiquer tout ce qui l’entoure. Quand elle reçoit la lettre de sa tante Jean, Libby entrevoit enfin une  issue de secours  : un boulot et un toit dans une ferme au fin fond du Texas. Elle saute sur l’occasion et prend la route avec ses deux enfants, dans son minivan plein à craquer.
Ce qu’elle découvre sur place dépasse toutes ses espérances. Bien sûr, il y a la joie simple de vivre à la campagne, mais il y a aussi un fermier bourru, sans doute agréable à regarder sous son épaisse barbe, et sa tante excentrique, persuadée de pouvoir dialoguer avec l’au-delà, qui lui réserve bien des surprises. Libby a peut-être enfin trouvé la vie à laquelle elle aspirait depuis toujours.

Découvrez mon avis complet sur Les Petits Livres ici !

Extrait de ma chronique : La vie à portée de main est un roman doudou. Ce n’est pas un coup de cœur, mais je ne pense pas qu’il a la prétention d’en être un, il veut simplement vous faire passer un bon moment en sa compagnie. Amis citadins, vous allez assurément vous plaire à la campagne, au côté de Tante Jean !

Les péripéties sont intéressantes, les choses ne vont pas trop vite, ni trop lentement. On passe assurément un très bon moment avec tous ces personnages hauts en couleur et on les quitte avec un petit pincement. La vie à portée de main porte très bien son nom, Katherine Center tient ses promesses et nous redonne de l’espoir. Un magnifique roman sur l’amour, le pardon, la vie.

J’aime tout ce qui me rappelle que je ne suis pas seule à souffrir sur cette terre

J’aime tout ce qui me rappelle que je ne suis pas seule à souffrir sur cette terre est un roman de Stéphanie Butland sorti chez Milady en format poche en octobre 2019. Un roman intéressant à l’intrigue bien ficelée !

Résumé : Une librairie a toujours le pouvoir de guérir les coeurs. Loveday travaille dans une librairie d’occasion et préfère la compagnie des romans à celle de ses semblables. Elle reçoit un jour trois mystérieuses livraisons de livres qui la plongent dans les souvenirs de son enfance difficile. Quelqu’un connaît le secret de sa vie. Est-ce Archie, son patron marginal et paternel ? Rob, l’amoureux éconduit qui ne cesse de la harceler ? Nathan, le poète-magicien qu’elle vient de rencontrer, celui qui pourrait l’aider à trouver les mots pour raconter son histoire ? Le moment semble venu pour elle d’affronter son passé et d’enfin tourner la page.

Retrouvez mon avis complet sur Les Petits Livres ici !

Extrait de ma chronique : J’aime tout ce qui me rappelle que je ne suis pas seule à souffrir sur terre est un livre qui vous surprendra. Les émotions sont bien présentes, on a peur pour Loveday, on a envie qu’elle se défende, qu’elle arrive à oublier son passé ou, du moins, à y faire face. Et si ses amis veulent l’aider, ils n’arriveront qu’à la braquer. Ce livre est un plongeon douloureux dans une jeunesse brisée. 

L’intrigue est vraiment bonne, les personnages sont originaux et l’écriture de Stéphanie Butland est fluide. C’est un bon livre que l’on peut dévorer en toute saison, dans n’importe quel endroit. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour Loveday et pour son patron très bizarre. Ils étaient faits pour s’entendre ces deux-là ! La conclusion est « juste », mais difficile. Les sujets traités le sont d’ailleurs aussi… Violence, meurtre, harcèlement, mais aussi rédemption, amitié et amour.